
Tour de l’ile de Sao Tome e Principe : Visite des Roças
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Sao Tome e Principe en quelques lignes
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Découverte des iles
En 1470, les explorateurs João de Santarém et Pêro Escobar découvrent ces îles désertes situées dans le golfe de Guinée. Attirés par leur position stratégique et leur sol fertile, les Portugais décident rapidement de coloniser Sao Tomé en 1485, suivis par Principe en 1500.

À la fin du XVe siècle, le roi João II fit de l’île africaine de São Tomé le laboratoire d’une terrible expérience coloniale : il y constitua un vivier d’esclaves destinés à travailler dans les champs de canne à sucre. Un siècle plus tard, ce «modèle» fut adapté, à bien plus grande échelle, au Brésil.
Sao Tomé, ou la terrible expérience coloniale du roi Joao II
Peuplement angolares
L’île de São Tomé était inhabitée lorsque les Portugais s’en emparèrent en 1474. Les Angolares (Angolais) de São Tomé étaient les rescapés d’un vaisseau négrier qui fit naufrage au Sud-Est de l’île de São Tomé vers 1550. D’après la tradition, ils s’installèrent dans les hautes montagnes de São Tomé

Peuplement angolares (Wikipedia)

Alors que la majorité des Africains de l’île étaient réduits en esclavage et exploités dans les plantations, un village de pêcheurs indépendant existait, devenu aujourd’hui la ville de São João das Angolares. Ce village fut fondé par des esclaves rescapés d’un naufrage près des côtes. En 1595, sous la conduite du roi Amador, les habitants s’organisèrent, rassemblèrent les esclaves, et lancèrent une révolte contre les Portugais. Ils prirent le contrôle de l’île pendant environ un an, jusqu’à ce que le roi Amador soit capturé, emprisonné, puis exécuté. Aujourd’hui, le roi Amador reste une figure emblématique de l’indépendance pour le peuple santoméen.
Massacre de Batepá

Le massacre de Batepá, parfois désigné sous les appellations « révolte » ou « guerre » de Batepá – est un épisode sanglant de l’histoire de Sao Tomé-et-Principe qui fit plusieurs centaines de victimes le 3 février 1953 autour de Batepá, un village situé près de Trindade, à une dizaine de kilomètres de Sao Tomé, la capitale de Sao Tomé-et-Principe. Ces événements tragiques ont fortement imprégné la culture santoméenne
Massacre de Batepá (Wikipedia)
Les contratados du Cap Vert à Sao Tome e Principe


L’exil des Contratados : Le calvaire cap-verdien à Sao Tomé
Quelque 8.000 Cap-Verdiens, ressortissants de l’archipel et leurs descendants, vivent au Luxembourg. Pour certains, la volonté d’émigrer s’explique aussi par ce que leurs ancêtres ont vécu : joug colonial, sécheresses, famines. Au début du 20e siècle, chassés par la terreur de la faim, ils sont nombreux à se hasarder dans les exploitations des colonies portugaises, dont Sao Tomé-et-Principe, en plein Golfe de Guinée.

Article Ghana




